LE GLYPHOSATE EST CANCÉRIGÈNE SELON L’OMS et pourtant l’Union Européenne copie-colle directement 100 pages d’analyses de Monsanto, des pages qui minimisent les études qui montrent des liens tumeurs/glyphosate, 3 semaines avant un vote sur son autorisation pour 10 ans de plus. Ce manque d’indépendance est scandaleux et dépasse de loin le cas du glyphosate :
En 2017, l’EFSA (Autorité européenne de sécurité des aliments) publie un rapport concluant que le glyphosate n’est « probablement pas cancérigène ». Le problème : des journalistes découvrent que des passages entiers de ce rapport sont des copier-coller directs des dossiers soumis par Monsanto. Pas des résumés. Pas des paraphrases. Des copier-coller.
De l’autre côté, le Centre International de Recherche sur le Cancer (CIRC), organisme de l’OMS, classe le glyphosate comme « cancérigène probable » dès 2015. Deux institutions. Deux conclusions opposées. La différence : le CIRC travaille sur des études indépendantes publiées. L’EFSA travaille en partie sur des données fournies par l’industrie — des données que Monsanto refuse de rendre publiques au nom du « secret commercial ».
Le glyphosate a finalement été réautorisé. Le principe de précaution a perdu. Les lobbys ont gagné. Et l’indépendance scientifique des institutions européennes reste une question ouverte — et douloureuse.